Le brouillard recouvrait Bordeaux et sa banlieue. C'était décidemment mal parti. Plus loin sur l'autoroute, ça se dégage. Grand beau, grand bleu. Le moral remonte.
Pas pour longtemps, peu après Noaillan, retour dans la purée de poix. Il faudra attendre.
Il y a treize pilotes au rendez-vous du Paramoteur Club Aquitain ; parmi eux, deux réolais venus en voisin. Pour le moment, c’est l’heure du café et des propos matutinaux qui l’accompagnent.
Jean-Pierre Bédouret et Raphaël Magro vont tester, pour nous, l'aérologie locale. Encore un peu de patience et les chariots seront les premiers à se mettre en l'air. La puissance de leur machine les autorise à se jouer des éléments.
C'est plus compliqué pour les "décollages à pied". Les plus vaillants s'élancent et décollent parfois au prix d'acrobatiques contorsions. C'est à la fois physique, technique, engagé et même parfois très "limite". Pour les plus téméraires (ils sont six, j’ai les noms), les châteaux du sauternais sont à portée de nos groupes motopropulseurs. La virée est agitée; c'est le prix à payer.
A midi, à l'heure du Sauternes sous la véranda - merci Jean-Pierre -, un bilan définitif fait état d'un zéro bobo, zéro casse. L'archange des paramotoristes ne devaient pas être très loin.
Les bords du Ciron, à Sauternes, seront le décor de notre déjeuner sur l'herbe.
A l'heure du goûter, quelques courageux pilotes vont s'envoyer en l'air…dans les arbres d'un parcours en hauteur.
On ne le savait pas mais il y a du muscle chez nos pilotes…
Bernard Bonnin
29 mai 2006.
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