114 jours plus tard...Je n'avais pas volé depuis le 11 décembre dernier. Jolie météo, grosse demi-heure en l'air pour photographier les premières tulipes.
Elle est pas belle la vie!
bb
Un espace d'échanges sans prétentions mais avec l'ambition de faire découvrir la pratique du paramoteur. Et le bonheur éprouvé dans la troisième dimension. Les pilotes, eux, savent ce que voler peut signifier. Tentatives de dire l'indicible.
L’été s’achève et la météo qui a précédé ce week-end nous aura inquiétés jusqu’au vendredi. Et pourtant, en ce samedi matin un ciel de rêve est au rendez-vous à Labarde. Une brise légère fait frémir nos manches à air. Les brumes éparses disparaissent avec le soleil qui s’élève au-dessus de la Gironde.
Jean-Pierre Seynat, le propriétaire du Château Martinens a parfaitement préparé les prairies qui nous accueillent. Les grappes de cabernet sauvignon et de merlot promettent des vendanges généreuses. Le décor est planté.
Après le briefing de Ghislain Bentayou, les premiers pilotes décollent dans la fraîcheur du matin; il est un peu plus de 8 heures 30. Au total ce sont 14 paramotoristes qui vont s’offrir le privilège de survoler le plus grand vignoble de vins fins du monde.Ici, les appellations ont pour nom; Margaux, Haut-Médoc, Moulis, Listrac, St Estèphe, Pauillac, St Julien.
A peine décollé, on peut apercevoir le Château Branaire-Ducru, un peu plus loin une allée de platanes signale l’architecture palladienne du Château Margaux. A l’approche de l’estuaire, un vent froid et humide nous surprend au-dessus des prairies verdoyantes; à
l’ altitude de 150 mètres, le vent de sud nous enveloppe dans une douce chaleur. Aucune turbulence, le courant laminaire nous emporte à plus de 50 km/heure vers Pauillac. Les freins lâchés, trimés à fond, nous avons l’entière liberté de photographier paysages et châteaux du Médoc.
Pas un nuage à l’horizon. Un coup d’œil sur l’alti, le GPS, la montre, le carburant; tout va bien. Le moteur ronronne gentiment en affichant ses 5200 tours/minute. Ce vent qui nous propulse vers St Julien sera tout à l’heure un obstacle pour rejoindre notre base de départ. Alors prudence, il va falloir faire demi-tour. A regret.
Les villages défilent (certes moins vite) dans un ordre inverse; Pauillac, St Julien, Cussac, Lamarque, Soussans, Margaux et Cantenac.
Le temps de replier les voiles et le maître de chai nous invite à visiter les installations du Château Martinens. Le cuvier tout d’abord avec ses cuves inox thermo-régulées, le chai à barriques et ses « bordelaises ». Le bonus, c’était la dégustation du millésime 2003 tiré de la barrique. Le paramoteur, c’est également du tourisme viti-vinicole …
A l’abri d’un grand chêne, un pique-nique va parfaire ce deuxième Rallye Paramoteur du Médoc. Rien à ajouter, le Paramoteur Club Aquitain avait bien fait les choses. Dans la simplicité et la convivialité.
Rendez-vous est déjà pris pour l’an prochain.
Bernard Bonnin
Septembre 2004
Après un accueil discourtois voire franchement agressif d'un riverain -Bernard Puyjalon a été, en vol, la cible d'un "allumé" local-, l'avant-garde du club a pu parvenir à faire basculer l'opinion du village en notre faveur. Annulation dans la soirée, annulation de l'annulation dans la nuit, tout allait rentrer dans l'ordre très vite. Le Paramoteur Club Aquitain pouvait tester, en grandeur réelle, les potentialités du site.
Huit pilotes étaient au rendez-vous, à Lacommande, pour valider cette première ébauche d'un nouveau rassemblement.
Samedi, en fin d'après-midi, dans la moiteur de ce début de soirée, des jeux aériens allaient ravir les quelques curieux qui s'étaient arrachés de la fête du village. Très grosse impression laissée par Jean-Michel Bellehigue, venu en voisin.
Plus tard, Ghislain et Bernard, dans un grand élan de générosité, vont enchaîner les baptêmes en paramoteur. Jusqu'à plus de portance...Ghislain est très sollicité; c'est normal, il joue à domicile, dans le village natal de Claudine, son épouse. L'apéritif sera servi, sur le terrain, offert par le village.
Le dîner, sur la place du village, sera très léger dans une folie de décibels nécessitant, pour les plus prudents d'entre nous, des bouchons d'oreilles. Bernard P. sera le premier à s'élancer sur
le "dance-floor". Plus tard, au diapason de la fête, il n'hésitera pas à être un des principaux animateurs de la "chenille" qui précèdera le traditionnel toro de fuego.
Petit matin brumeux (au sens propre et au sens figuré) pour certains. Ce sont les coqs qui indiquent, ici, l'heure du réveil.
L'horizon apparaît bouché, le couvercle nuageux bien bas. Mais il en faut davantage à nos valeureux paramotoristes pour qu'ils demeurent cloués au sol.
Décollage sur une butte d'Arbus, commune voisine. C'est un des terrains de jeu des Paramotoristes Pyrénéens dont Jean-Michel B.
Rapidement, tout le monde est en l'air. Direction Monein, changement de vallon, nouveau survol de Lacommande et environs. Une nouvelle occasion de découvrir les coteaux du Jurançon et le travail des viticulteurs; certaines parcelles épousent avec précision le relief de ces vallons béarnais.
Vol groupé durant la première demi-heure puis avant que l'individualisme de chacun s'exprime par une relative dispersion des troupes.
Certains vont atterrir à Lacommande (c'était l'option formulée lors du briefing), d'autres retourneront à Arbus.
Onze heures trente, sortie de la messe, la Marseillaise au monument aux morts, apéritif derrière l'ancienne commanderie du XII ème siècle. Gros manseng ou petit manseng, cuvée spéciale, sec ou doux, la dégustation va bon train à un jet de bouchons des tombes des templiers.
Pique-nique sur le terrain, à l'ombre de chênes sans âge et sous le regard curieux de quelques chevaux au pré.
L'heure est à la sieste avant de reprendre la route.
C'est sûr, nous reviendrons à Lacommande.
Bernard Bonnin
9 août 2005.