samedi 4 août 2018

PREMIER VOL 2018.

Voici l'obscur objet qui m'a contraint à une saison aéronautique très raccourcie, cette année. Cet objet a pour nom "démarreur électrique". Pas n'import quel démarreur, un 14 dents. Tentatives de réparation, erreur d'envoi, fabricant à court d'éléments, remplacement... Une longue, très longue galère.


Il y a eu le démarreur mais pas que. Il y a eu un hiver et un printemps particulièrement  arrosés dans le sud-ouest. Des records de pluviométrie battus. Tout cela pour expliquer que je n'ai fait mon premier vol de l'année 2018 que ce samedi 4 août. Serge et Ghislain sont là. Pascal nous rejoindra plus tard.
Décollage à 08:10. Un peu rock'n roll. Peut être en raison d'un  manque de puissance du à une courroie qui patine. Bruit caractéristique au déco puis, en vol, sur les accélérations franches. Une courroie à retendre! Une.
L'air est tiède, peu turbulent, presque calme. Les maïs fortement arrosés sont verts foncés. ici, les centrales solaires poussent plus vite que les pins maritimes. Le photovoltaïque commence à prendre de l'espace.
Le passage au-dessus des arroseurs automatiques procure un effet "wahouh menthe fraîcheur".
Vol court mais agréable. Sur le chemin du retour, je croise les "aoûtiens" bloqués sur l'autoroute des vacances.
Il y a vraiment beaucoup moins de monde là-haut.

mardi 6 juin 2017

UN VOL A NUL AUTRE PAREIL.



Au départ, c'est une proposition de Yoann  Pain. Une très bonne idée. Relier  notre base de la Pierre du Coin, au Barp à l'aérodrome du sud Gironde, situé sur la commune de Cazats, non loin de Bazas. Là-bas, les gars de l'aéro-club nous attendent avec les grillades pour le déjeuner.
En ce dimanche de Pentecôte, j'arrive sur le terrain, un peu avant 7 heures. Claude Chesnel et Pascal Roi sont déjà là. Serge Gaudin va nous rejoindre quelques minutes plus tard. Claude se met en l'air très rapidement.
Il a plu abondamment samedi. Le champ d'aviation est détrempé.
Nous préparons notre matériel. Vent de nord-ouest quasi nul. Pascal s'élance et trébuche. Serge noie son A3 et doit sécher sa bougie.
J'ai fini de me préparer, je m'élance et décolle en laissant le chariot filer vers le bout du terrain. Je suis en l'air pour assister aux tentatives répétées et sans succès de mes camarades. Les voiles sont des serpillères impossibles à lever. J'ai décollé à 07:55; j'informe par VHF Serge que je tente le parcours en solo. Précision qui a – peut être – sont importance, il s'agit de mon premier vol en 2017. Je n'ai pas volé depuis octobre dernier.
Autre élément à prendre en compte; j'ai entré, hier, le waypoint de Cazats dans mon gps Etrex Vista HCx et reconnu le parcours sur Google Earth Pro. Pour la première fois, j'embarque un alti vario gps Sys'nav V3. Pas de carte papier.
Très vite, je m'aperçois que je n'ai pas "zéroté " mon altimètre. Ce n'est pas grave, j'aurai mon niveau de vol avec le vario. Je mets en marche mon gps. Avec difficulté, car gêné par le soleil de ¾ face. J'ai dépassé et  laisse à ma gauche le terrain de Cabanac-et-Villagrains. Je progresse vers le sauternais, à l'estime, car les indications affichées par le gps me semblent erronées. J'essaie d'obtenir mon cap sur l'écran de l'alti-vario. En vain. Je multiplie les écrans sans obtenir le cap à suivre. Je vais bloquer l'appareil.
Il fait froid et humide. J'ai enfilé mes gants pour me réchauffer les mains.
En résumé; pas de cap, pas d'altitude de vol. Seule, l'observation de la surface doit me permettre de rejoindre la plancha qui m'attend à l'heure méridienne.
Je survole à présent des vignobles morcelés. Pas assez vaste pour constituer l'appellation Sauternes. A ma droite, un château médiéval avec ses tours d'angle. Ce doit être le château de Budos. Jusque là tout va bien. La surface des vignes prend de l'ampleur, ce doit être le sauternais. Je sais qu'il faut que je laisse Bommes à ma gauche. Je vire légèrement vers la droite. Plus loin, j'aperçois une agglomération importante. Pour moi, il ne peut s'agir que de La Réole. Erreur, il s'agit de Bazas. Je suis à quelques kilomètres seulement de la plateforme de Cazats. Je me rapproche de l'autoroute, pour moi, il ne peut que s'agir de l'autoroute des Deux Mers. Erreur, il s'agit de l'A 65, la Langon-Pau.
Je vais la longer durant un moment, espérant survoler l'embranchement de l'A 65… Et ce, jusqu'au sud de Captieux. J'ai de plus en plus froid. Je claque des dents et je tremble de tous mes membres. Pas étonnant. La lecture de mon relevé de vol, indiquera que j'a volé, en permanence à plus de 500 mètres. Le point culminant: 962 mètres. L'heure de vol est dépassée depuis longtemps. Je décide de rentrer au Barp. J'affiche les coordonnées de la base. Les données sont cohérentes mais j'ai plus de 50 kms à parcourir. Un rapide calcul; la durée de vol ne devrait pas dépasser 3 heures au total. Je dois y arriver avec les 15 litres d'essence emportés.
L'œil rivé sur le gps, je vois la distance me séparant du Barp décroitre rapidement. J'ai détrimé à fond; je vole à une vitesse  comprise entre 45 et 51 km/heure. Malgré tout, le retour est long. Très long. Je suis frigorifié. J'accroche quelques écharpes de nuages. J'ai des crampes au bras gauche.
Au sol, à ma droite, une ferme solaire. Je fais 2 photos.


Droit devant, je devine maintenant le paysage familier de notre base.
Je survole à bonne hauteur la ligne à très haute tension (THT). Le détail de mes data de vol précise même 600 mètres. En infraction avec la hauteur limite du plafond de la TMA.
Le silence tout à coup. Le moteur vient de s'arrêter. Je devine la panne d'essence mais j'essaie de redémarrer. Inutile.
A partir de là, il faut rejoindre la plateforme. J'enchaîne une série de "S" (PTS) afin de perdre de l'altitude. Le terrain se rapproche. Je suis légèrement décalé à gauche. Trop haut. Je vais être trop long. Je percute le support de la manche à air et atterris dans les maïs. En bordure du champ. La voile s'affale à gauche sans que je la contrôle et fait basculer mon chariot. Bienvenue dans la terre noire. Pas de casse. Pas de bobo.



Je téléphone aux camarades qui sont rassemblés à Cazats pour apprendre qu'ils ont signalé ma disparition aux gendarmes. Ces derniers vont m'appeler; d'abord la brigade de Captieux, puis le centre opérationnel. Je rassure tout le monde.


Enseignement:
1.   après vérification, les coordonnées enregistrées dans le gps étaient erronées.
2.   l'altimètre  n'a pas été paramétré avant le décollage
3.   absence de carte à bord
4.   en vol solo, téléphone  mobile toujours en fonction

Le vol aura duré 2 heures et 35' pour une distance parcourue de 123,4 km de trace homologué à 112,4 km.

  


dimanche 29 mai 2016

PREMIER VOL DE 2016.

Mon carnet de vols n'en est plus un; souhaitons que le temps des vraies statistiques reviennent avec 2016.  Même si le Paramoteur Club Aquitain a été contraint d'annuler tous ses rassemblements du printemps.
Hier, samedi 28 mai, retour à la base de la Pierre du Coin. Temps maussade, gris et brumeux. Serge et Ghislain, au rendez vous, sur le champ d'aviation pour ré-aligner ma courroie d'entrainement et régler la carburation. Ralenti: ok à 1670 RPM. Poussée max; 7280 en vol.
Coaching attentif pour quelques parcours sans décoller afin de retrouver les sensations oubliées et appréhender la poignée des gaz installée, dans la semaine, par Serge.
Enfin, "autorisation de décoller" avec un vent faible Nord-Nord Ouest. Vol sérieux, presque tendu. Les poignées de frein, très hautes, n'autorisent pas de position de repos pour les épaules...
Vol radio-guidé avec 2 "touch and go" à la clef. Bref, un retour en vol dans un air poisseux et un essai machine satisfaisant. Reste à vérifier le couple chariot-aile...
Merci encore aux amis Serge et Ghislain pour ce maternage aéro.

jeudi 30 juillet 2015

RENAISSANCE...

Premier vol en chariot, ce jeudi 30 juillet 2015. Durant l'été 2002, j'étais un élève laborieux de Ghislain. Il y avait eu un premier vol avec une séquence décollage en apnée.
Aujourd'hui, rien de tout cela. Plutôt un sentiment (probablement faux) de facilité. Et une mise en l'air en douceur.
Et le même instructeur. Un certain Gilou pour les intimes. Merci à toi Ghislain et merci à Serge qui m'ont assisté -avec patience- dans mes premiers tours de roue.
C'est bon de voler de nouveau. Durant le trajet du retour, j'avais une sorte de sourire permanent. 
Les pilotes comprendront.




dimanche 22 septembre 2013

LE RETOUR...

À la lecture de mon carnet de vols, j'ai du mal à le croire; le vol de ce premier jour d'automne est le deuxième vol de ...2013.
Explications; un printemps pourri, une casse sévère à Saint-Ciers d'Abzac accompagnée d'un petit coup au moral... Il n'en faut pas davantage pour s'éloigner des champs d'aviation.
Aujourd'hui, tout cela est derrière moi; mise en l'air au premier déco (merci Serge pour une mise en place parfaite!). Et quel bonheur, là-haut! Légèreté, douceur  de l'air, aéro très calme... Suspendu à ma sellette, je suis le roi des maïs, le "king" de la lande.