dimanche 22 novembre 2009

Les ciels de Mauriac.

La Garonne sera mon fil d’Ariane; impossible de s’égarer. Pour parler de ses eaux chargées de limon, François Mauriac évoquait le fleuve jaune que je franchis, verticale 150 mètres, peu avant Ste Croix-du-Mont. Impossible d’avancer, je plonge vers les prairies et les peupleraies du bord de rivière. Mauvais choix ; la diversité du relief produit une aérologie très désagréable. De fortes turbulences me bousculent suffisamment pour que je décide de reprendre un peu de hauteur. Entre Saint-Maixant et Gabarnac, on s’active autour d’une palombière ; il faut être prêt pour le premier passage de l’oiseau bleu. Je poursuis ma route, toujours vent de face, pour rejoindre ce que je crois être la commune de Verdelais, son église et son calvaire. Las, à la verticale du village, il faut bien se rendre à l’évidence, il ne s’agit pas de Verdelais (la carte m’aurait permis d’éviter cette grossière erreur de cap). L’heure atteinte, j’envisage un retour vers la base. Ma vitesse qui oscillait, à l’aller, entre 7 et 15 km/heure, dépasse à présent les 55 km/heure. Le soleil manque de franchise mais apparaît timidement entre les nuages. A la hauteur de Malagar, je ne résiste pas au plaisir de refaire une série de photographies. De même devant la falaise de Ste Croix-du Mont. En moins d’une demi-heure, le terrain est en vue. Une nouvelle fois, je suis le dernier à atterrir. Je demeure un fervent adepte du paramotourisme. Raphaël n’a pas fait les choses à moitié ; il a placé, en bordure de terrain, un camion-benne dont le plateau sera transformé en table à cocktail. A l’heure de l’apéritif, le soleil est bien présent. Un dernier pilote vient de décoller, il sera parmi nous à l’heure où les cacahouètes se font rare dans les ramequins. Les « Ciels de Mauriac » étaient une première ; une deuxième édition s’impose, ne serait ce que pour découvrir la bastide de St Macaire ou le Château de Malromé. L’ombre de Toulouse-Lautrec nous y attend. Bernard Bonnin 05 octobre 2004

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