vendredi 28 janvier 2011

"Le Challenge Marcel Issartier".




A l'occasion des "100 ans de l'Aviation à Bordeaux-Mérignac", la première édition du Challenge Marcel Issartier a permis à quinze pilotes de s'offrir un tour de la CTR de Bordeaux. Récit.










Il est huit heures cinq, ce samedi 18 septembre, sur l'aérodrome d'Yvrac, prés de Bordeaux. Le premier pilote est déjà en l'air. Puis très vite, un second. Il fait un temps magnifique. Sur le tarmac, un vent de nord-est faible. A 200 mètres, il en va autrement. Le gradient existe; Claude et Pascal l'ont rencontré.


Ils sont, tous les deux, rappelés au sol. Ce matin, les quinze pilotes inscrits au "Challenge Marcel Issartier" n'iront pas dans le Médoc. Changement d'appellation, direction plein sud. Au menu, les Graves et l'appellation prestigieuse des Pessac-Léognan. La première édition du tour en Paramoteur de Bordeaux est lancée.






Tout le monde arrivera sans encombre






Tout le monde arrivera sans encombre sur la base Adventure de Ghislain Bentayou. Presque tout le monde. Car Jean-Marc va connaître sa première "vache" sur panne moteur. Il est récupéré à Fargues-Saint-Hilaire; " je regrette de ne pas avoir franchi la Garonne". Les autres auront notamment survolé le Château de La Brède, demeure du philosophe Montesquieu.


Au Barp, les paramotoristes sont accueillis par un pylône gonflable de 12,50 mètres. Une fabrication "maison" signée Serge Gaudin. A quelques encablures, un ancien du Paramoteur Club Aquitain ressoude un pot qui a lâché.


Mais déjà, l'inoxydable Claude Chesnel est reparti vers Blagon. Il sera le seul, ce jour, à rallier cette plateforme. Il sera le seul, samedi, à avoir effectué deux segments du parcours.


Le PCA a installé son "barnum" à Blagon sur le site agricole de la SCA Boufflerd. Pascal est au piano (double-plancha). Grenier médocain (panse de porc plutôt poivrée), côtes de porc marinées à la réunionnaise, gâteau basque constituent l'essentiel de notre casse-croûte convivial.






Un vrai temps de curé






Le soleil tape fort et le vent se renforce. En fin d'après-midi, l'intrépide Claude C. et Benoît de P. essaieront de rallier Castelnau. En vain. Ils seront récupérés peu après Sainte Hélène et rejoindront le dîner au-delà de 22 heures…


Sainte-Eulalie, les Salles du Marquisat. Prés de quarante couverts pour un dîner bon enfant où les pilotes et les organisateurs auront l'occasion de se promener à travers les territoires viticole du bordelais. Chaque pilote engagé reçoit un souvenir du Challenge.


Dimanche. C'est encore l'été. Un vrai temps de curé et une fraîcheur presque automnale accueillent nos lève-tôt. En trente minutes, tout le monde a décollé. Cette fois, sans retour et vers le Médoc. Après avoir longé la Dordogne, admiré les ponts Eiffel et les contours de la ville de Bordeaux, c'est la presqu'île d'Ambès, le franchissement de la Gironde et la terre promise du Médoc. Beaucoup iront flâner du côté du Château Margaux; un premier grand cru classé, ça mérite le détour.


Mauvaise surprise à l'atterrissage, la jachère du plateau de Bouqueyran, à Moulis, n'a pas été traitée comme nous l'espérions. Il y aura de la casse mais sans gravité.


Segment suivant au-dessus du massif forestier; ils ne seront que six au rendez-vous de Blagon, commune de Lanton.


Décidemment, en Gironde, le franc soleil d'un été qui s'achève semble s'accompagner d'un vent aux capricieuses rafales. Pour nous, pour le PCA, c'est décidé, on en reste là. Cette année, le Tour de Bordeaux n'aura pas été bouclé.


Il y a cent ans, un certain Marcel Issartier achetait une friche du côté de Beaudésert. Ce champ d'aviation allait devenir l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Cent ans plus tard, des ailes souples motorisées ont refait un bout de ce chemin… Modeste hommage rendu aux pionniers de l'aviation.






Bernard Bonnin


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